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La puissance des mots
Nous avons vu dernièrement que nous pouvons communiquer avec des mots et des émotions. Revenons si vous le voulez bien aux mots et notamment à leur effet.
N’avez vous jamais remarqué au cours d’une conversation comment l’emploi de certain mots pouvait motiver ou plomber l’ambiance?
Par exemple, vous vous réveillez le matin, vous sentant heureux et en pleine forme. Et là, la première personne que vous rencontrez vous dit : « Oula t’as une sale tronche, ca va pas ? ». Et en deux secondes, paf le moral dans les chaussettes :( et les pensées qui dérivent : « C’est vrai j’ai une sale tronche, je suis moche, est ce que j’ai bien dormi ? Est-ce que je vais plaire aux gens ? Ca doit être mes nouveaux habits, je savais que je n’aurais pas dû les mettre ce matin. Je vieillis c’est horrible… et dans 5 ans ça sera pire». Nous nous projetons dans le passé et dans le futur.
Au travail c’est pareil vous entendez : « Tu es un incapable » et à l’inverse : « Tu as fait un travail extraordinaire ». Nous pouvons être affectés par ces simples mots en négatif ou en positif bien sûr. Mais alors pourquoi ces simples mots au cours d’une conversation nous touchent ? C’est peut être que nous percevons plus que les mots, nous percevons l’intention de l’autre, ses pensées.
Nous communiquons donc avec des mots, des émotions et aussi par la pensée enfin je devrais dire l’intention.
La difficulté dans cette communication qu’elle soit intérieure ou suggérée par l’autre, c’est qu’on a souvent tendance à s’identifier à ces mots et à ces pensées. Nous pensons que nous sommes ces mots et que nous sommes ces pensées, pourtant ce ne sont que des mots, non ?
Un grand philosophe a dit un jour : « Je pense, donc Je suis ». C’était qui déjà ? Robert ! Ah oui Descartes ! :) Je me dis qu’il a dû influencer toute notre société actuelle par cette simple phrase. Ainsi à notre époque nos pensées sont nécessaires et oui puisque sinon nous ne pouvons pas exister… Et ben…
Combien de fois par jour dans notre communication intérieure du quotidien nous nous disons je suis nul, je suis gros, je suis moche, je suis incompétent, je vieillis, je dois faire ça, je dois faire ci, il faut que.. Je n’ai pas le choix etc… Et la plupart du temps nous n’en avons même pas conscience.
Et il en va de pair avec la communication avec les autres, nous pensons sur les gens, nous jugeons et tout cela en grande partie inconsciemment.
Je vous invite donc à prendre conscience des ses pensées, les observer et voir comment elles évoluent. Qu’est ce que vous ressentez en les observant?
Vous me direz ;) Bonne observation !
5 Réponses à “La puissance des mots”
Hé oui ce mental qui nous dirige :) Connaitrais-tu un moyen pour ne plus être tant dirigé (consciement ou inconsciement) par notre mental ? cela est souvent fatigant et surtout apporte de gros maux de tête.
Merci Antoine_
En effet, comme tu le soulignes Brigitte, je parle du mental. Vous savez ces petites voix que nous avons dans la tête. Je parlerai plus longuement et en détail au sujet du mental dans des prochains articles.
Pour ce qui est d’un moyen pour ne plus être dirigé par notre mental, disons qu’une première étape serait de prendre “conscience” de ce mental, de ces petites voix ou ces pensées. Ce travail d’observation permet de se dissocier du mental pour lequel nous avons tendance à nous identifier. Prenez le temps d’observer ces pensées et de tout simplement les laisser passer :)
Merci pour cette réponse.
@Brigitte : introspection en temps réel du mental.
Si les pensées sont positives et agréable, on les conserve et on les galvanise.
Si elles sont négatives, on modifie son point de vue de manière à les rendre positive (exemple: “ô mon dieu je prends du bide je vieillis” devient “Je suis fier d’avoir survécu a toutes ces épreuves, mon corps vieillis mais il reflète ma vie”) ou si c’est trop dur, on les chasse.
Pour ce qui est de l’inconscient, par nature celui ci ne peut être gouverné à moins d’en avoir conscience, donc travail de recherche sur son inconscient pour qu’il devienne conscient et donc manipulable.
Strictement impossible pour ma part en temps réel, personnellement le passage de l’inconscient au conscient me demande de l’introspection à long terme, de la réflexion.
ben oui, notre gentil dialogue interne mele a nos croyances et les programmes attachés a elles, ca donne un mechant pouvoir a notre mental. oulalalala, quel travail de de-programmation qu il est utile d entamer pour se (re)trouver. j aime ca comment tu ecris. c est simple et ca va droit au but. au plaisir.
Bonjour,
Une remarque à propos de Descartes. Le “je pense donc je suis” est une traduction hâtive du septième de ses “principes philosophiques” :
“7. Que nous ne saurions douter sans être, et que cela est la première connaissance certaine qu’on peut acquérir en réalité : ”
De plus, Descartes explique peu après ce qu’il entend par “pensée”:
“9. Par le mot de penser, j’entends tout ce qui se fait en nous de telle sorte que nous l’apercevons immédiatement par nous-mêmes ; c’est pourquoi non seulement entendre, vouloir, imaginer, mais aussi sentir, est la même chose ici que penser. ”
Donc, ce que dit Descartes est que les émotions, et tout ce qui est en nous, constituent une vérité première, contrairement à tous les jugements que l’on peut porter sur le monde (et que le commun des mortels passe sont temps à faire du reste).
Réduire la pensée de ce philosophe à une sorte de rationalisme désseché qui oublierait les émotions est une idée reçue, un des ces jugements que l’on fait un peut rapidement sur le monde… et les autres.
Voilà, c’était juste pour participer humblement à une meilleure communication (c’est à dire: mise en commun…)
source:
http://fr.wikisource.org/wiki/Les_Principes_de_la_philosophie